Au fil des scandales alimentaires (vache folle, moutons atteints de brucellose, fièvre aphteuse, etc.), on peut constater que les Français ont (enfin) diminué leur consommation de viande et qu’ils ont pris goût aux achats en circuit court, c’est-à-dire en lien direct avec le producteur.

Alors que les consommateurs sont de plus en plus nombreux à se tourner vers les petites productions locales pour se procurer leur nourriture, les projets de « fermes usines » se multiplient en France.

Les Français, lassés de la viande industrielle

Car la viande industrielle, en plus d’être synonyme de maladies infectieuses, de qualité médiocre et d’antibios à gogo, est aussi un réel enfer pour les bêtes.

Du coup, la vente directe connaît un vrai essor, même pour les produits extra-frais comme la viande et le poisson. On connaît le producteur, sa manière de travailler, cela donne plus envie que de la nourriture industrielle prémâchée.

Le Ministère de l’Agriculture est d‘ailleurs bien conscient de ce phénomène, puisqu’il lui consacre une page sur son site web.

Malgré l’engouement visible des consommateurs pour les petits producteurs, et alors que l’on sait qu’on consommation journalière de viande n’est pas adaptée à nos besoins quotidiens, les projets de « fermes usines » sont de plus en plus nombreux.

L’arrivée de fermes usines sur le territoire

vaches

Ces centrales d’engraissement comporteront des milliers d’animaux, voire des centaines de milliers pour la volaille. Des animaux qui seront parqués, loin de la lumière du jour, et nourris d’on ne sait quoi.

Sans compter le tort que ces usines vont causer aux petits producteurs disposant de moins de moyens et offrant une production diversifiée. Ironie du sort, ce sont les producteurs les plus respectueux de leurs animaux et de leurs clients qui vont disparaître en premier.

Je profite donc de ce billet pour dire que la ménagère désespérée en moi ne veut pas que sa nourriture soit produite en usine, a fortiori quand il s’agit d’animaux. Un animal n’a rien à faire dans une usine. Un investisseur n’a rien à faire à la tête d’un troupeau, c’est le rôle des agriculteurs de s’occuper du bétail.

Il serait temps d’envisager de sauver à la fois veaux, vaches et cochons, mais aussi le fermier et, au bout de la chaîne, le consommateur.

Laurence Buffet

Laurence Buffet

Laurence est rédactrice et éditorialiste.
Surnommée « Huggie les bons tuyaux », elle touche à tout et ne paie jamais rien plein pot !
Bavarde et râleuse, ses Éditos mensuels ne mâcheront pas leurs mots !
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Laurence Buffet

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