« Je vous parle d’un temps, que les moins de 20 ans… »

Attendez, je m’égare… je dis n’importe quoi, là. Si, mais si, voyons, les moins de 20 ans connaissent. Et connaissent même très bien !

J’en veux pour preuve ma fille, 14 ans, qui entonne au moins dix fois par semaine « Highway to hell », « TNT » ou encore « Who made who » ou encore mon fils, 10 ans, qui a exigé pour sa garde-robe un tee-shirt… AC/DC, bien sûr.

Mais, revenons quelques années en arrière…

AC / DC : la légende du Heavy Metal

 

1. Les débuts

AC / DC

Je me revois, gamine (14, 15 ans), la radio sur les oreilles, planquée sous les draps, écouter Tonton Zézé (alias Francis Zégut, tout le monde l’aura reconnu) nous balancer, de sa belle voix chaude, tous les tubes de rock du moment, ou d’avant… Et là, je vous entends dire « ah mais oui ! Moi aussi, j’écoutais Zégut » ; ben oui, tu m’étonnes !

Tout débute pour AC/DC en 1973. Les frères Young, très jeunes à l’époque, sans faire de jeu de mots, forment un groupe, à Sydney. Considérés comme les pionniers du Heavy Metal, avec un son jamais égalé à ce jour (on les reconnait dès les premières notes, sans même connaître le morceau), ils se réclament uniquement du « Rock’n’Roll ».

Le nom AC/DC désigne bien entendu l’abréviation « courant alternatif / courant continu », mais paraît-il aussi une expression australienne qui se traduirait par « à voile et à vapeur ».

Succès mondial dès le premier album, High Voltage, sorti en 1975 en Australie, puis en 1976 dans le reste du monde, ils cartonnent avec l’album TNT qui suit juste après, puis le magnifique Let There Be Rock en 1977. Oui, pour les puristes, bien sûr je résume, car il y aurait tant à dire !

Vient en 1979 le standard Higway to hell, chanson charismatique du groupe. Puis, en 1980, leur album le plus vendu à ce jour, Back in Black.

 

2. L’ère Brian Johnson

C’est en 1980 que disparaît tragiquement leur premier chanteur, Bon Scott. Les membres du groupe, effondrés, envisagent de tout arrêter. Finalement, Brian Johnson, ancien chanteur de Geordie, est choisi comme remplaçant du regretté (très regretté) Bon Scott.

C’est précisément cette année 1980 que sort Back in Black. Des millions d’Australiens, puis d’Anglais, de Français et d’Américains illustrent leur chambre de leurs posters… et moi, je n’ai que 6 ans, je n’écoute pas encore Tonton Zézé, j’attends encore la « révélation ».

L’album débute par les sons de cloches de Hells Bells, un vibrant hommage à Bon Scott. Cloches qui deviendront célèbres et que le groupe emmènera dans ses tournées… Ces cloches, je les ai entendues le 28 mars 1991 à Paris-Bercy (oui, j’écoutais enfin Zégut depuis 2 ou 3 ans !) et je peux vous assurer que c’est un moment émouvant et inoubliable.

Je vous passe les départs, les arrivées de musiciens, le groupe garde le vent en poupe. Chaque album sorti, sans plus de publicité que ça, cartonne. Ils gardent les admirateurs des premiers jours et plaisent aussi aux plus jeunes d’entre nous. Quel plaisir d’entendre des générations après moi, des mômes de 20 ans, me dire « Ooooooh, mais j’aurais tellement voulu avoir des places pour le Stade de France ! » Et moi donc…

 

3. Le Stade de France

AC / DC

Les chiffres donnés en 2010 sont implacables : Back in Black est le deuxième album de tous les temps le plus vendu au monde, après le Thriller de Michaël Jackson.

En 1990, après le retour de Malcolm Young, AC/DC fait un nouveau triomphe avec The Razors Edge, dont les très célèbres Thunderstruck et Are you Ready, que même les « non initiés » connaissent. L’album est 5 fois disque de platine et le groupe enregistre lors de sa tournée (celle, donc, que j’ai vue à Bercy) son deuxième album live, tout simplement intitulé Live (je vous dis que j’ai le CD ou vous l’aviez deviné ?)

Terminons de résumer la carrière de ce groupe mythique, à défaut de pouvoir vous en écrire un livre : les tournées, les festivals, les coffrets vendus à des millions d’exemplaires s’enchaînent. Un premier concert au Stade de France est organisé en Juin 2001.

Je ne boude pas mon plaisir de vous citer le bel album Black Ice que, personnellement, j’ai beaucoup aimé, sorti en 2008. Ce magnifique opus leur ouvre pour la deuxième fois les portes du Stade de France le 18 juin 2010. Accueil triomphal, cela va de soi. AC/DC aime la France, qui le lui rend bien.

2014 : pour ses 40 ans AC/DC frappe très fort : nouvel album Rock or Bust et longue tournée mondiale programmée. On les disait proches de la fin, ils nous prouvent le contraire. On reparle de Stade de France, ils le font ! 21 décembre 2014 : la vente des billets pour le 23 mai 2015 débute à 10h. À 11h, soit une heure après, les 80000 places sont vendues ! 22 décembre 2014 : qu’à cela ne tienne, on remet des billets en vente pour une seconde date le 26 mai 2015. Il ne faut alors pas plus de 2h pour les vendre de nouveau.

Est-il encore besoin de commentaires après cela ?

Si, allez… je vous donne encore quelques chiffres, qui font tourner la tête, et une petite anecdote finale, sur l’emblématique guitariste Angus Young !

AC / DC

(Au passage, une petite photo du tee-shirt de mon fils ?)

 

4. Quelques chiffres qui donnent le tournis

AC/DC, c’est à ce jour plus de 100 millions d’albums vendus à travers le monde, dont 15 millions d’exemplaires pour Back in Black, rien qu’aux États-Unis. L’album For Those About Rock de 1981, garanti disque d’or en France en l’espace de 13 jours. AC/DC c’est aussi un concert Monsters of Rock (en 1991) devant un parterre de 500 000 personnes à Moscou. Un nom de rue à Melbourne, des musiques de film, des jeux vidéo, bref… ils sont partout pour notre plus grand plaisir.

 

5. Angus Young, le guitariste habillé en collégien

Allez, la question est facile : pourquoi Angus est-il toujours habillé en costume de collégien lors des concerts d’AC/DC ? Malheureusement, non, je n’ai pas de places au Stade de France à vous faire gagner (nanméo, déjà que je n’ai pas pu y aller, moi…)

Lorsqu’Angus commence à jouer de la guitare en groupe, il a tout juste 12 ou 13 ans. Il ne prend jamais la peine de quitter son uniforme de collégien avant de se précipiter aux répétitions. Après avoir essayé plusieurs costumes de scène (y compris les Spiderman et Zorro, quand-même… il s’est beaucoup cherché !), sa sœur lui soumet l’idée de reprendre son costume de collégien de l’époque où il faisait ses premières répétitions. C’est SA tenue mythique, c’est CELLE-LA qu’il porte donc à chacun de ses concerts.

J’espère sincèrement que ce petit historique (résumé, très résumé, je l’avoue) vous a donné envie de ressortir vos vieux albums d’AC/DC et de vous replonger dans la carrière de ce groupe magnifique. Car, même si j’ai un peu vite survolé leur étonnante discographie, n’oublions jamais qu’ils sont les pionniers du Heavy Metal, la légende du Hard Rock, le mythe du Rock’n’Roll, bref, un groupe unique et à jamais inégalé… enfin, qui sait ?

Si vous voulez en savoir plus :

http://www.metalorgie.com/groupe/ACDC

https://fr.wikipedia.org/wiki/AC/DC

Céline Perrin

Céline a plus d’une corde à son arc : écrivain public, elle est aussi rédactrice web, correctrice, biographe et auteure pour la jeunesse.
Toujours à l’écoute des autres et très communicative, elle bouillonne d’idées en permanence !
www.abclignes.com
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