Il ne mange pas, il dévore. Jusque-là, rien de grave, votre ado est à un âge où son appétit ressemble à celui d’un ogre. Le « hic », c’est qu’il s’adonne à la malbouffe sans même s’en rendre compte. Hamburgers, kebabs, chips, pizzas quand il a faim, sodas en tout genre quand il a soif, ses choix alimentaires sont sans limite et vous font souvent bondir.

Comment réagir et l’aider ?

 

Le règne de la malbouffe : on ne panique pas, mais on reste sur ses gardes

malbouffe

Inutile de s’emporter ou de poser un cadenas à la porte de la cuisine. De toute façon, que vous soyez présent ou non, il agira de la même manière et se précipitera vers le premier fast-food venu dès sa sortie du collège ou du lycée.

Rassurez-vous, votre ado n’est pas une exception qui échappe à la règle, ils le font tous. À cet âge, ils ont besoin de vivre des sensations en groupe, d’explorer de nouvelles émotions et d’y trouver du plaisir. N’étant pas encore suffisamment structurés et ayant besoin de se différencier de leurs parents, ils se créent en quelque sorte leurs propres codes alimentaires.

S’il n’y a pas lieu de dramatiser la situation, il n’est cependant pas question de fermer les yeux. Le surpoids est un fléau menaçant qui frappe près d’un ado sur trois en Europe. Et même si votre ado est « fin comme une asperge », il est essentiel de veiller à son équilibre alimentaire. Ne pas grossir malgré des quantités avalées disproportionnées, notamment en aliments gras et très sucrés, ne signifie pas que la malbouffe est bonne pour sa santé, tant physique qu’intellectuelle.

 

Avant toute chose, on veille à l’éducation alimentaire et on donne le bon exemple

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À la maison, les règles doivent être établies et clairement assimilées par toute la famille, sinon le message ne passera pas. Si l’on fait un extra lors d’un repas, on veille à rétablir un équilibre alimentaire sain au suivant. Pas question de grignoter n’importe quoi à n’importe quelle heure. On prend le temps de manger en famille, à table, sans intrusion de télé, tablette ou autre écran.

De bonnes habitudes alimentaires, prises dès l’enfance, sont essentielles pour limiter les risques de malbouffe à l’adolescence. Le matin, quitte à se lever dix minutes plus tôt, on prend le temps de préparer un petit déjeuner équilibré qui va limiter les pauses grignotage et éviter les excès à l’heure du déjeuner.

Le soir, privilégiez des plats à base de légumes, en gratins, poêlés ou purées. S’il a fait un écart le midi, au moins son diner sera équilibré.

Bien sûr, on essaye aussi de mettre à disposition des aliments sains à la maison pour éviter toute mauvaise tentation (corbeille de fruits, etc.).

 

Concrètement, comment aider son ado à mieux manger ?

Inutile de jouer à la Police avec votre ado, vous ne feriez que le braquer. Il a besoin de repères et de cadres, mais il est essentiel de les poser sans lutte afin de ne pas le mettre sur la défensive et renforcer son opposition.

Expliquez-lui les choses de façon positive, par exemple, les bienfaits de certains aliments pour rester concentré et en forme toute la journée, notamment en période d’examens. Il n’est pas question de lui interdire ses péchés mignons, mais de les introduire de manière plus ponctuelle, tout en favorisant une alimentation plus équilibrée.

Il ou elle aime prendre soin de son apparence ? Dites-lui que certains fruits et légumes sont de bons alliés pour avoir bonne mine ou garder la ligne. C’est aussi en mettant votre enfant face à des situations concrètes à ses yeux qu’il vous écoutera.

Il dévore un paquet de cookies au goûter ? Ne lui interdisez pas d’en manger, mais conseillez-lui plutôt d’en prendre un ou deux au dessert. Il ne boit que des sodas ? Achetez une ou deux canettes uniquement le week-end, et dites-lui bien qu’en semaine l’eau sera à privilégier. Ne lui sucrez pas toutes les petites douceurs qu’il affectionne tout particulièrement, mais éduquez-le en douceur à de nouvelles habitudes alimentaires.

La malbouffe de nos ados n’est pas une fatalité ! Avec un peu de psychologie et de ténacité, changer leurs habitudes alimentaires n’est pas impossible.

 

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Cathy Delcros

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