Non, la propreté n’est pas chose aisée, ni évidente. Comme tout, elle s’apprend. Et Bébé a besoin de vous pour l’aider sur le chemin de cet apprentissage très important pour lui.

Quand le lui proposer ? De quelle manière ? Comment être sûr qu’il va se sentir prêt à tenter l’expérience ? Autant de questions que tout parent se pose légitimement.

Il s’agit de ne pas se tromper, sous peine de le « braquer ». Voici quelques conseils afin de l’accompagner dans son plus grand progrès après la marche.

 

Quand et comment l’enfant devient-il propre ?

 

Il n’y a aucun moment précis que l’on puisse vous donner pour l’acquisition de la propreté de votre enfant. Ce phénomène peut aussi bien arriver à 15 mois qu’à 36 mois. Les filles, dans l’ensemble, sont plus précoces.

Votre bébé commence à être propre la journée, puis environ 6 mois après, la nuit. Là encore, ce n’est pas une règle gravée dans le marbre. Alors, comment s’y retrouver ? Quand commencer à l’initier au « pot » ?

 

Des signes qui vous disent que Bébé est prêt

bébés

Votre enfant marche. Il est capable de monter et de descendre des escaliers, voire une échelle, jusqu’à la dernière marche, en s’y accrochant seul avec les mains. À ce moment-là, d’après Françoise Dolto, son système nerveux est prêt. La maîtrise sphinctérienne est en voie d’acquisition.

S’il commence, en parallèle, à imiter les attitudes des adultes, être fier de ses progrès, heureux qu’on l’encourage et le félicite, alors vous pouvez vous lancer avec lui dans la « grande aventure » de la propreté.

Observez-le lorsque sa couche est sale. Vous pouvez voir qu’il n’aime pas du tout cette impression et que l’apprentissage de la propreté sera pour lui un réel besoin. Attention cependant à l’accompagner en douceur, avec naturel et quelques encouragements (sans en faire trop). Pensez également à en parler à la crèche ou à sa nounou, afin que les rituels soient les mêmes partout, pour ne pas le perturber (et ne pas régresser).

À contrario, s’il a déjà 24 mois mais qu’il refuse d’aller sur le pot, n’insistez pas. Il n’est sans doute pas prêt, n’en a pas encore envie. Il ira forcément un jour, ne serait-ce que pour faire comme les camarades d’école.

 

Quelques conseils pour l’aider

  • Choisissez un moment propice : même si vous le sentez prêt physiologiquement, il y a quelques précautions à prendre. Évitez une période perturbante, comme une sortie de maladie infantile ou l’arrivée d’un petit frère. Pensez également à la longue saison de « beau temps » qui s’offre à vous entre mai et septembre.
  • Montrez-lui : installez son pot de préférence aux toilettes ou dans la salle de bains. Il doit comprendre qu’une pièce est dédiée à la propreté. N’hésitez pas, vous-même, si cela ne vous gêne pas, à vous asseoir devant lui sur la cuvette des toilettes. Utilisez le vocabulaire adéquat : « j’ai envie de faire pipi / caca, je vais aux toilettes, je tire la chasse… » Vous verrez qu’il aura envie de faire comme vous.
  • Procédez par étapes : n’enlevez pas tout de suite la couche toute la journée. Retirez-la tout d’abord aux moments où vous lui proposez le pot. Puis, lorsqu’il a fait pipi ou caca, vous pouvez le laisser quelques minutes sans couche avant de lui proposer d’en remettre une. Petit à petit, vous ne mettrez plus les couches que pour les siestes et la nuit.

Lorsqu’il voudra la retirer la nuit, faites-lui confiance et mettez une alèse dans son lit « au cas où ». Pour le support, c’est la même chose : attendez qu’il soit bien habitué au pot avant de penser au réducteur. D’autant plus que votre enfant peut craindre de tomber dans les toilettes des adultes (crainte renforcée par le bruit de la chasse d’eau).

bébés

  • Trouvez des moments « pour ça » : vous savez que chaque enfant a besoin de rituels. Dès le départ, proposez-lui le pot aux mêmes moments de la journée. Mais sans insister. S’il n’a pas envie, ne le forcez pas.
  • Repérez ensuite « ses » moments : souvent, les enfants prennent un rythme pour aller aux toilettes. Et vous pouvez constater que nous aussi, adultes, avons « nos » moments. Lorsque vous le voyez se dandiner et devenir un peu rouge et qu’il n’a pas encore eu le réflexe d’aller de lui-même sur le pot, proposez-le lui. Mais ne paniquez pas si vous « arrivez trop tard ». Il ne sera pas propre le premier jour de son apprentissage. Laissez-le trouver son rythme. Ne courez pas après lui avec le pot à la main, ça peut l’effrayer !
  • Dédramatisez l’accident : justement, comme je le disais au point précédent, même si vous êtes « déçu » (pourtant, il n’y a pas de quoi, je vous assure), ne le lui montrez pas. Dites-lui que ça arrive, que ce n’est pas grave. Si cela se passe en-dehors de chez vous, dans un magasin ou chez des amis, restez zen et changez-le discrètement sans ameuter les environs (ça risquerait de vexer et bloquer votre enfant).
  • Habillez-le « pratique » : votre bébé doit pouvoir avoir le temps de se déshabiller avant de faire pipi ou caca. Si plusieurs accidents arrivent parce qu’il doit prendre trop de temps à enlever sa salopette ou ses collants, ça peut là aussi le décourager.
  • Rassurez-le : faire des excréments et les jeter dans la cuvette des WC, ce n’est pas banal pour lui. Prenez le temps de lui expliquer que ce sont des choses que son corps a « en trop » après avoir digéré. Des choses dont il n’a plus besoin. Et que, bien sûr, c’est pour tout le monde pareil.
  • Félicitez-le : comme je vous le disais, il faut le féliciter, oui. Mais n’en faites pas des tonnes. Il ne fait pas pipi ou caca dans le pot pour vous faire plaisir. Il le fait pour satisfaire des besoins naturels.

Avez-vous pensé à ses derniers vaccins ?

Céline Perrin

Céline a plus d’une corde à son arc : écrivain public, elle est aussi rédactrice web, correctrice, biographe et auteure pour la jeunesse.
Toujours à l’écoute des autres et très communicative, elle bouillonne d’idées en permanence !
www.abclignes.com
Céline Perrin

Les derniers articles par Céline Perrin (tout voir)

Commenter cet article sur Facebook !

commentaires

Pin It on Pinterest