Le co-sleeping, ou co-dodo, est le fait de dormir avec son nouveau-né dans le même lit. Cette pratique, encore très présente dans de nombreuses cultures, s’est dissipée dans les sociétés occidentales aux alentours du XVIIIe siècle avec l’arrivée des berceaux. Aujourd’hui, elle semble pourtant revenir en force et séduire de nombreux jeunes parents.

Partager son lit avec bébé, est-ce la solution idéale pour son épanouissement et celui de ses parents ? Les avis sont très partagés et le sujet fait régulièrement polémique. Essayons d’analyser les motivations qui poussent les parents à pratiquer le co-spleeping et les éventuels risques encourus.

 

Co-sleeping : pourquoi le lit familial fait-il débat ?

Dormir près de son nourrisson la nuit n’a rien d’anormal. Cela est même plutôt conseillé les premières semaines de sa vie. Mais il y a une nuance entre « près » et « très près », entre un bébé dans son berceau et dans le lit parental.

Toujours est-il que le lit familial continue de faire débat. On entend d’un côté les fervents adeptes qui clament haut et fort les nombreux bienfaits que le co-spleeping procure à l’enfant, et de l’autre les farouches détracteurs de ce mode de couchage qui assurent qu’il est néfaste et dangereux.

Alors bébé, où vas-tu dormir ce soir ?

 

Co-sleeping : leurs avis

Si les avis convergent entre parents, associations et professionnels de la santé, nombreux sont ceux qui n’y voient que des avantages. Et, inversement, nombreux sont aussi ceux qui n’y voient que des inconvénients !

Voici quelques-unes des raisons invoquées :

 

  • Proximité bébé = facilité

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Ceux qui sont pour

Avant qu’il ne fasse ses nuits, sentir bébé tout près de soi rassure les parents, ne serait-ce que pour s’assurer qu’il respire bien. La chaleur de son petit corps les apaise. Les nuits sont calmes, sans incessants pleurs et allers-retours pour le cajoler ou lui « coller » sa tétine dans la bouche.

Côté allaitement, tout est simplifié aussi : bébé est là, « à portée de seins », pour prendre ses tétées. Les nuits sont plus calmes et moins fatigantes, le sommeil de papa et maman est moins perturbé. De plus, le co-sleeping est une pratique originelle que l’on retrouve dans de nombreuses sociétés non occidentales comme, par exemple, le Japon.

Ceux qui sont contre

Dormir avec bébé lors de sa sieste, pourquoi pas, mais de là à passer toute une nuit avec lui, hors de question. Les risques d’étouffement par l’un des parents, une couette ou un oreiller sont trop importants.

De plus, certaines études tendent à démontrer que cela multiplierait les risques de mort subite du nourrisson (MSN), car bébé serait exposé à des dangers d’écrasement et d’hyperthermie (élévation de la température corporelle). Sans oublier que les risques sont aussi accrus si l’un des parents à bu de l’alcool ou est sous une médicamentation pouvant altérer sa vigilance.

 

  • Proximité bébé = un besoin biologique

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Ceux qui sont pour

Bébé est un petit être très fragile et immature. Dormir près de ses parents renforce le lien entre eux et diminue ses angoisses. Il ressent un cadre sécurisant et apaisant qui, à long terme, va lui assurer un développement harmonieux.

Aucune étude ne démontre à ce jour que le co-sleeping produit sur l’enfant des différences significatives de comportement ou des problèmes de sommeil à long terme.

Ceux qui sont contre

Ce rapprochement des corps est dangereux. Il freine les enfants dans leur développement et favorise leur dépendance, car il instaure une relation trop fusionnelle avec la mère. La disponibilité de celle-ci est exacerbée et cela peut provoquer des troubles de comportement de l’enfant.

Un nourrisson n’est pas un doudou et il est préférable pour son autonomie qu’il dorme dans son propre lit.

 

  • Proximité bébé = sexualité aux oubliettes

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Ceux qui sont pour

Absolument pas ! Il suffit d’imaginer la sexualité d’une autre manière. Il existe bien d’autres lieux familiaux que le lit conjugal pour s’épanouir sexuellement. Tout est question d’imagination.

Ceux qui sont contre

En toute logique, un couple qui marche bien n’a aucune envie de se retrouver avec un bébé dans son lit. Bébé a toute la journée pour sentir un contact charnel. Il n’a pas à s’inviter dans les ébats sexuels de ses parents. L’omniprésence de bébé peut engendrer des soucis d’intimité au sein du couple.

Que l’on soit pour ou contre le co-sleeping, il n’est qu’une question de point de vue très personnel. Cependant, l’Institut de Veille Sanitaire, l’INVS, le déconseille et préconise, les six premiers mois de vie de bébé, un couchage dans un lit d’enfant près du lit des parents, afin d’écarter tout risque de mort subite du nourrisson.

Néanmoins, ne pas dormir avec bébé la nuit, n’interdit en rien les câlins dans le lit familial !

 

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Cathy Delcros

Cathy Delcros

Cathy est rédactrice web, biographe et auteure.
Toujours à l’affût de bons plans et de nouveautés, elle adore partager ses coups de cœur tout comme ses coups de gueule !
Femme à tendance suractive, elle booste sa vie autant que celle dont elle croise le chemin !
www.larondedesans.fr
Cathy Delcros

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