Delphine Lecastel est directrice générale du Webzine « Femmes Référence » et déjà auteure de deux livres. La Rédac’ a eu un réel Coup de Cœur pour cette femme dynamique du XXIème siècle, combattante des bonnes causes.

Il nous était impossible de laisser dans l’ombre son talent et la sortie de son roman « Endogirl », ayant pour sujet une maladie qui fait souffrir les femmes : l’endométriose.

Zoom sur le Quotidien de Delphine !

 

Bonjour Delphine, comment vas-tu ?

Delphine Lecastel

Ça va bien puisque je suis avec vous !

Delphine, la Rédac de QuotiBien te suit depuis quelque temps et nous nous sommes tous mis d’accord sur plusieurs points : ton talent, ton dynamisme, ton engagement. Tes écrits reflètent une réelle émotion, tout en pudeur. On dirait que tu nous parles à toutes, nous les femmes. Où trouves-tu ton inspiration ?

Je la trouve d’abord en moi, mais aussi en toutes celles qui m’entourent, qu’elles soient proches ou non.

D’où te vient ce don pour l’écriture ? Les fées se sont penchées sur ton berceau ou tu as dû travailler d’arrache-pied pour acquérir cette maîtrise ?

Je dirais que je suis très créative, j’ai toujours une idée en tête ou une histoire que j’aimerais raconter. Pour ce qui est de la maîtrise, sans vouloir décevoir quiconque, il a fallu que je travaille effectivement d’arrache-pied, car il n’est pas chose facile d’écrire un livre, surtout un roman.

Il est très plaisant de tisser une histoire comprenant une trame de fond, des intrigues, un message, mais il est parfois très déconcertant de façonner les différents personnages tant ils nous habitent. Ils ne nous quittent plus tant que l’histoire n’est pas finie.

Une fois terminée, c’est avec un énorme pincement au cœur que nous les quittons même si de temps à autre j’ai cru que j’étais à la limite de la schizophrénie tant j’avais de dialogues dans ma tête !

Une chose est sûre, on les aime tous et on aimerait qu’ils soient dans la prochaine histoire que nous avons imaginée, mais ce n’est pas toujours possible…

Tu as toujours exercé ce métier ?

Non pas du tout, j’ai écrit par pur hasard. C’est un accident de voiture qui m’a obligée à cesser mon ancienne profession dans l’esthétique et le conseil en image qui m’a conduite vers l’écriture. Au départ, je voulais proposer mes services en tant que conseillère en image en ligne.

Pour préparer cette activité, j’ai rédigé somme de conseils et de fiches techniques et pratiques. Une fois que j’eus terminé, je me suis dit que ces écrits s’adapteraient peut-être sous forme de guide. C’est comme ça que je me suis retrouvée à contacter par mail quelques maisons d’édition (cinq en tout). Deux m’ont répondu dans l’heure et un mois plus tard je rencontrais l’éditrice de la maison Vuibert. Il m’a fallu ensuite plus de temps pour écrire « Endogirl » puisque ma santé ne me laissait et ne me laisse toujours pas beaucoup de répit.

Tu es aujourd’hui à ton compte. Tu bosses pour qui ? Des particuliers ? Des entreprises ? Qui a recours à tes services ?

Cela fait quelques mois que je suis en arrêt. Je demeure la directrice du site « Femmes Références » qui s’adresse davantage à des professionnels lorsque ceux-ci ont besoin de visibilité. Aujourd’hui, ce sont deux partenaires qui prennent soin de lui le temps que je puisse reprendre du service.

Dans quel cadre écris-tu ? Tu as un bureau à toi ?

Delphine Lecastel

Lorsque mon état me le permet (je ne peux rester plus d’une heure par jour sur le PC, et encore je suis optimiste, car certains jours c’est à peine trente minutes ou pas du tout), je me place devant mon PC portable qui est tout simplement posé sur la table de la salle à manger.

C’est là que je me sens le plus à l’aise, j’aime sentir la vie grouiller autour de moi. Évidemment, et si l’exercice l’impose (écriture d’un article professionnel ou de mon prochain roman), il m’arrive de m’isoler dans la chambre d’amis qui se transforme alors en bureau. Parfois, un peu de musique m’accompagne dans des écouteurs et booste ma créativité.

Comment se déroule une journée type chez Delphine ?

En ce moment, ce n’est pas très folichon puisque je ne suis pas très en forme, mais la campagne de promotion d’ »Endogir »l met un peu de gaieté et de piment dans tout ça. Je suis à la fois surexcitée et méga stressée, mais je pense que tout auteur qui expose son travail au public ressent la même chose.

Tu as de nouveaux projets en cours ?

Oui, je suis déjà au 34ème chapitre de mon prochain roman. Je l’avais débuté l’année dernière et malheureusement j’ai dû le laisser de côté le temps de me concentrer sur les finitions d’ »Endogirl » et surtout parce que désormais faire du PC m’est très difficile.

Heureusement que mon logiciel de diction est là, sinon j’aurais mis plusieurs jours pour répondre à votre interview !

Et dans une dizaine d’années, comment imagines-tu ta vie ?

J’espère qu’elle sera plus paisible et stabilisée d’un point de vue santé. J’espère également que je pourrai écrire à nouveau, même si ce n’est que quelques heures par semaine.

Écrire est ma bouffée d’oxygène, je ne me vois pas totalement arrêter cette activité qui est davantage une véritable passion. Lorsque j’écris, je me sens libre, je me sens vivante et je laisse s’exprimer l’énorme grain de folie que je cache au fond de moi.

Si nous pouvions exaucer l’un de tes rêves les plus fous, que nous demanderais-tu ?

Que je ne sois plus malade.

Delphine, si tu étais une couleur, laquelle serais-tu ?

L’orange, car c’est la couleur préférée de mon mari.

Un livre de chevet ?

En ce moment, Secrets d’Histoire 4. Je suis férue d’Histoire.

Un Plat d’enfance ?

La paëlla.

Une gourmandise interdite ?

Un bon resto gastronomique. Dernièrement, j’ai découvert que j’étais intolérante au gluten et au lactose. Du coup, parfois je fais un écart quitte à le payer après.

Une senteur ?

La fleur d’oranger.

Une saison ?

Le printemps.

Un moment de la journée ?

Le soir, quand tout le monde dort. Je prends un moment pour moi et je lis.

Une région d’ici ou d’ailleurs ?

Rosas en Espagne. J’y ai passé toutes mes vacances quand j’étais petite.

Un juron ?

Ça me saoule (je ne dis plus de gros mots. Si j’en dis c’est que je suis très en colère !

Une révolte ?

L’errance médicale dans laquelle se retrouvent la plupart des « endogirls » et les erreurs de diagnostic qui nous contraignent souvent à passer sur le billard et qui nous laissent des séquelles physiques à vie.

Un gros défaut ?

Je suis très têtue, mais je progresse… !

Un autre métier ?

J’aurais tellement aimé travailler dans le secteur animalier, mais je fais hélas des réactions allergiques.

 

Delphine Lecastel

https://www.facebook.com/delphine.lecastel

http://www.thebookedition.com/fr/endogirl-p-347501.html

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https://www.facebook.com/endogirllivre/?fref=ts

http://www.femmes-references.com/

Céline Perrin

Céline Perrin

Céline a plus d’une corde à son arc : écrivain public, elle est aussi rédactrice web, correctrice, biographe et auteure pour la jeunesse.
Toujours à l’écoute des autres et très communicative, elle bouillonne d’idées en permanence !
www.abclignes.com
Céline Perrin

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