Au XIXème siècle, pour éradiquer la violence dans les rues une fois la nuit tombée, l’homme a inventé l’éclairage public.

La lumière fut, et les rues devinrent moins effrayantes la nuit. Nul ici ne saurait critiquer cette sage décision.

Mais, industrialisation et généralisation de la fée électricité aidant, désormais, arriver à voir les étoiles dans le ciel urbain est une gageure.

De l’éclairage public sécuritaire à l’éclairage commercial excédentaire

Si éclairer nos villes est nécessaire, pourquoi se laisser envahir par ce qui est désormais une pollution visuelle ?

Comme pour tout dans la vie, lorsqu’une chose est bonne, cela ne signifie pas qu’elle le soit en excès.

lumière

De nos jours, rares sont les commerces ou bureaux qui restent dans le noir la nuit. De la simple enseigne au building dont l’intérieur est entièrement éclairé, nos rues brillent de mille feux.

Si vu d’avion c’est joli, le plus souvent nous subissons ce sur-éclairage dans notre quotidien. Le plus crispant étant bien sûr la chambre qui donne sur une enseigne clignotante. De quoi rendre dingue le plus calme d’entre nous.

Sans parler du ciel et des étoiles, invisibles à l’année. Si encore cela pouvait décourager les dragueurs bégueules de lâcher leur célèbre : « Tu vois, là-bas c’est la Grande Ourse ». Mais que nenni. On y a encore droit, le beau spectacle des étoiles en moins.

Vous allez vous dire que je râle pour rien. Certainement.

Une gabegie électrique qui coûte cher

Mais quand même, quand on sait par exemple que bon nombre d’entreprises fustigent sans cesse le coût du salariat, on ne peut que s’étonner en constatant que payer des factures mirobolantes d’électricité ne les gêne pas autant.

Car il faut dire que de très nombreux commerces et entreprises abusent également souvent du chauffage et de la climatisation, mais c’est là un autre débat.

Le seul éclairage nocturne est déjà symptomatique d’une politique du gaspillage. Où les salariés ont souvent une part de responsabilité : combien de travailleurs laissent lumière, ordinateurs… allumés en leur absence ! Ramené au nombre de personnes concernées, ça en fait des watts. Nous avons tous pris de mauvaises habitudes.

Quand on sait que l’électricité est produite par des centrales, quel gâchis également pour l’environnement. Et pour quoi ? Pour que même la nuit nous sachions qui propose des logements, des assurances, qui vend des chaussures, des lunettes ?

Nous sommes déjà matraqués de pub, nous avons bien compris le message !

Si un jour une entreprise décidait d’arrêter l’éclairage nocturne, je serais la première à l’applaudir des deux mains. Car, à un moment où les salaires stagnent et de plus en plus de foyers ont du mal à se chauffer, pouvons-nous continuer à gaspiller ?

Vous savez ce que j’en pense, j’ai donc hâte de découvrir votre opinion !

Laurence Buffet

Laurence Buffet

Laurence est rédactrice et éditorialiste.
Surnommée « Huggie les bons tuyaux », elle touche à tout et ne paie jamais rien plein pot !
Bavarde et râleuse, ses Éditos mensuels ne mâcheront pas leurs mots !
How feel the Lau
Laurence Buffet

Commenter cet article sur Facebook !

commentaires

Pin It on Pinterest