Si les amoureux des chats (les ailurophiles, comme on les nomme) n’ont jamais douté des pouvoirs magiques de leurs compagnons poilus, ce n’est que récemment que les bénéfices du ronron félin pour l’humain ont été mis en exergue.

    En effet, certains vétérinaires estiment que le ronron du chat peut agir comme anti-stress et antidouleur non seulement chez le chat, mais aussi chez l’homme.

    Focus sur une thérapie pas comme les autres.

    Le ronron, un signal d’apaisement

    ronronthérapie

    Certes, il ne s’agit pas à proprement parler de magie, mais plutôt de science physique. Le ronron est le premier langage qu’expérimentent les chatons avec leur maman. Le chat ronronne non pas parce qu’il est heureux, comme le croient communément la plupart des gens, mais afin d’envoyer des signaux d’apaisement à ses congénères ou pour s’auto-apaiser (c’est pour cela qu’un chat mourant ronronnerait).

    Or, dans la plupart des cas, cela fonctionne aussi sur les bipèdes. Dennis C. Turner et Patrick Bateson, dans un ouvrage destiné aux presses universitaires de Cambridge, ont assimilé le ronron du chat au sourire de l’homme, car ils ont les mêmes fonctions de lien social.

    Bien que son origine précise n’ait toujours pas été déterminée, on sait que le ronron n’est pas un son, mais une vibration au niveau du larynx amplifiée par la cage thoracique.

    Lorsqu’il ronronne, le chat émet des basses fréquences, comprises entre 20 et 50 hertz environ, ce qui correspond aux ondes utilisées, par exemple, par les kinés afin de réduire le temps de cicatrisation osseuse ou de diminuer la douleur. À l’instar de la musique, cette fréquence est apaisante. Ces basses fréquences auraient aussi un rôle sur les émotions.

    Concrètement, au contact d’un chat qui ronronne, en général le souffle, le rythme cardiaque et la pression artérielle de l’humain se calquent sur le ronronnement, profond et régulier (si le rythme cardiaque félin est plus élevé que celui de l’humain, le rythme du ronron est lui moins syncopé). Ces basses fréquences joueraient aussi un rôle sur nos émotions, envoyant des images positives au cerveau. L’homme perçoit non seulement le ronron via ses tympans, mais aussi par les terminaisons nerveuses de son épiderme. C’est pour cela qu’on se sent « enveloppé » par le ronron quand on a un chat câlin dans les bras.

    De ce fait, alors que les chats, notamment les chats noirs, font encore l’objet de préjugés et superstitions éculés, la « ronronthérapie » pourrait faire évoluer les mentalités partout dans le monde.

    La « ronronthérapie » : des moments de tendresse partagée

    ronronthérapie

    D’un côté, nous savons que les caresses des humains apaisent les chats stressés. C’est pour cette raison que les associations de protection animale recueillant des chats cherchent constamment des bénévoles pour les caresser. Les chats ne supportant pas toujours la vie en refuge.

    De l’autre, le ronron qu’émet le chat quand on le caresse est bénéfique pour la santé des humains. Les chats comme les humains ont donc besoin de moments de tendresse partagée.

    Timidement, certains hôpitaux et maisons de retraite, notamment aux USA, se mettent à accepter enfin la présence de félidés auprès de leurs pensionnaires, qui devaient jusque-là renoncer à la présence de leurs amis à 4 pattes s’ils voulaient intégrer un tel établissement. C’est d’ailleurs toujours le cas en France, ce qui génère de trop nombreux abandons chaque année, et qui constitue un crève-cœur pour les maîtres.

    Venus du Japon, où l’on parle de « Neko cafés », des « bars à chats » ont fait leur apparition sur notre territoire. On y vient consommer une boisson, voire une collation, sur le principe du salon de thé et, en bonus, des chats en liberté se laissent caresser faisant ainsi bénéficier les clients de leur ronron. Certains de ces bars ont l’excellente idée de présenter des chats de refuge, candidats à l’adoption. Ainsi, tout le monde peut se relaxer en présence de matous qui ronronnent, voire craquer pour l’un d’eux. D’ailleurs, c’est le chat qui choisit son maître !

    Toutefois, et on ne le répètera jamais assez, un chat n’étant pas un robot ni une peluche, il faut toujours respecter les moments où il dort ou tout simplement ne souhaite pas être dorloté. Pour certains chats, c’est rare, mais il faut respecter leur rythme de vie, sans quoi ils risquent de devenir moins câlins, voire agressifs.

    Quelque chose me dit que, parmi les lecteurs de QuotiBienfr nombreux sont à avoir des témoignages sur le sujet. Si votre chat vous apaise, dites-le-nous dans les commentaires.

    La « ronronthérapie » ? Une raison de plus pour devenir famille d’accueil  !

     

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    Laurence Buffet

    Laurence Buffet

    Laurence est rédactrice et éditorialiste.
    Surnommée « Huggie les bons tuyaux », elle touche à tout et ne paie jamais rien plein pot !
    Bavarde et râleuse, ses Éditos mensuels ne mâcheront pas leurs mots !
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    Laurence Buffet

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