Si notre société bouge parfois très vite, il est des domaines où le statu quo semble être de mise.

Nous avons beau être au XXIe siècle, être régis par de grands principes (liberté de circulation, égalité de traitement…) et accomplir de grands exploits (envoyer des hommes dans l’espace étant de plus en plus facile), une partie de notre population est toujours maltraitée.

De qui je parle ? Entre autres, des personnes à mobilité réduite, pudiquement nommées PMR. Ainsi que toutes les personnes souffrant d’un handicap (visuel, auditif, blessure…). Celles qui ont déjà un quotidien plus éprouvant que leurs congénères valides.

En effet, particuliers comme institutions publiques ne leur facilitent pas la vie, alors que la loi impose désormais de traiter à égalité les personnes avec ou sans handicap.

Accessibilité personnes handicapées, où en est-on ?

 

PMR signifierait-il « Personnes maudites et recluses » ?

Si ça n’était pas assez difficile pour nos amis d’être à mobilité réduite, faute d’accessibilité ils sont tout bonnement contraints de renoncer à certaines sorties, qu’elles soient amicales, familiales, culturelles, festives…

Pourtant, depuis 1789, nous n’avons de cesse de rechercher l’égalité ou, tout au moins, l’équité. Tous les citoyens sont censés avoir les mêmes droits dans notre société.

Or chaque jour nous apporte de nouveaux exemples de citoyens qui, parce qu’ils ne peuvent pas compter que sur leurs deux jambes pour se déplacer, ne peuvent vivre leur vie (cela va-t-il de pair avec cette dérive sémantique qui veut qu’on ait à gagner sa vie et non pas à la vivre ?).

Certes, la loi a évolué et impose l’accessibilité à tous. Sur le papier, c’est parfait. Enfin, presque, l’association des paralysés de France dénonçant un recul de la loi. Mais en pratique, c’est l’impraticabilité qui domine.

 

Établissements publics et privés, institutionnels et particuliers : tous responsables

Gros problème, l’adversaire des PMR n’est pas un et isolé, on le retrouve à tous les niveaux, car du particulier à l’État nous sommes tous fautifs :

  • écoles et administrations mal aménagées,
  • particulier qui gare à tort sa voiture sur une place pour handicapés,
  • transports publics inaccessibles et voirie inadaptée,
  • immeubles avec des marches et non une pente, absence d’ascenseur, logements non adaptés aux personnes en fauteuil,
  • restaurants, bars, cinémas, que les PMR ne peuvent aborder.

Certes, dans tous ces domaines de gros efforts sont parfois entrepris, nous ne pouvons que les saluer. Mais comment tolérer qu’une partie de la population se retrouve exclue de la vie quotidienne du pays avec les moyens et les connaissances que nous avons ?

Chez QuotiBien, nous ne l’acceptons pas, une société ne peut qu’être une, unie et unifiée.

Laurence Buffet

Laurence Buffet

Laurence est rédactrice et éditorialiste.
Surnommée « Huggie les bons tuyaux », elle touche à tout et ne paie jamais rien plein pot !
Bavarde et râleuse, ses Éditos mensuels ne mâcheront pas leurs mots !
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Laurence Buffet

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