Article réactualisé le 25/03/2018

 

Il ne se passe pas une/ semaine sans qu’on entende parler d’une prouesse technologique réalisée grâce à une imprimante 3D.

Du simple gadget à la main artificielle du petit Maxence, le nombre d’objets qu’on peut concevoir avec une simple imprimante 3D est tout simplement illimité. Sans compter que ce mode de production est particulièrement économique.

Longtemps réservées aux industriels pour la conception de prototypes, les imprimantes 3D se sont désormais démocratisées. Ce seul appareil permet de construire intégralement des objets, pour le plus grand bonheur des adeptes de DIY.

 

Fabriquer soi-même ses objets à bas coût grâce à l’imprimante 3D

Pour schématiser son fonctionnement :

  • À partir d’un logiciel, on conçoit son objet sur ordinateur. Il est possible soit de dessiner un nouvel objet, soit de récupérer un fichier existant.
  • On charge l’imprimante 3D avec la matière première, et non du papier. Les matériaux utilisés se présentent sous forme de poudre, de fil ou de plaques très fines. Les plus courants sont le plastique, certains métaux, le plâtre, la résine, etc.
  • Une fois la commande envoyée à l’imprimante, celle-ci édite l’objet en chauffant la matière première, qui est appliquée couche après couche jusqu’à ce que l’objet ait atteint sa forme.

Seule ombre au tableau, une imprimante 3D coûte plusieurs milliers d’euros, ce qui est forcément un frein pour les ménages.

Pourtant, si vous habitez près d’un « fablab », vous pouvez, sous conditions, avoir accès à l’imprimante de demain.

 

Les imprimantes 3D équipent les fablabs

imprimante 3D

Apparus aux USA, dans le célèbre MIT (Massachussetts Institute of Technology), les laboratoires de fabrication ou fablabs sont des espaces associatifs et collaboratifs, où tout est partagé : frais, outillage de pointe, documentation et connaissances.

Des ateliers de fabrication ouverts à tous

À l’heure actuelle, on en compte environ 80 en France métropolitaine et en Corse.

Cotiser à l’une de ces associations permet d’accéder à un atelier plus que complet : en plus de l’imprimante 3D, on y trouve des machines tels que disqueuses, découpeuse laser, scies, étaux, des logiciels de conception, des petits outils, bref, tout ce qui est nécessaire pour bricoler, construire et réparer, électronique comprise.

De plus, tous les fablabs du monde étant reliés en réseau, des milliers de fichiers sont accessibles gratuitement car en « open-source ».

Des sessions de formation sont organisées avec des moniteurs, afin de guider ceux qui ne sont pas à l’aise avec les nouvelles technologies car il n’est nullement question ici de laisser le public se débrouiller seul.

Horaires et tarifs variables

Les jours d’accueil et les modalités d’adhésion varient d’un fablab à l’autre. Certains demandent une cotisation annuelle ou trimestrielle (accès à l’atelier et aux petits outils) plus une participation mensuelle ou à l’heure par machine utilisée. D’autres proposent des forfaits ou des tarifs à la carte ; la plupart des fablabs sont aussi accessibles en tarif visiteur. À ces frais, il faut ajouter l’achat de consommable.

Bien qu’il soit difficile de faire une moyenne, il faut compter entre 100 et 200 euros pour un accès d’un an, hors consommables. Il existe des tarifs sociaux ou de groupe selon les cas, le plus simple étant de se renseigner dans le fablab le plus proche de chez soi.

Toujours curieuse, j’attends de lire en commentaires vos anecdotes de bricolage !

 

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Laurence Buffet

Laurence Buffet

Laurence est rédactrice et éditorialiste.
Surnommée « Huggie les bons tuyaux », elle touche à tout et ne paie jamais rien plein pot !
Bavarde et râleuse, ses Éditos mensuels ne mâcheront pas leurs mots !
How feel the Lau
Laurence Buffet

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