Nous sommes nombreux à ressentir le blues du dimanche soir, sans vraiment réussir à le décrire, ni comprendre pourquoi nous l’éprouvons. Même lorsque tout va bien, certains d’entre nous l’endurent systématiquement chaque fin de semaine.

Essayons de définir ce qu’est ce blues du dimanche soir, et explorons quelques pistes afin de lutter contre ses effets.

 

Comment lutter contre le blues du dimanche soir ?

Morose, sans motivation, l’œil fixé sur la pendule, parfois un nœud au ventre… Le blues du dimanche soir est parfois un mal-être profond qui, même s’il n’est pas grave, peut facilement gâcher l’ambiance familiale.

 

Le blues du dimanche soir, c’est quoi ?

blues du dimanche soir

Le blues du dimanche soir s’abat comme une mélancolie soudaine, une impression d’ennui, de ne pas avoir eu le temps de faire toutes les choses agréables prévues pour le week-end, avant le retour aux obligations de la prochaine semaine.

Ce phénomène commence dès le plus jeune âge, avec des rituels familiaux semblant dire qu’un chapitre va se clore, qu’il va falloir en débuter un autre, entraînant une lassitude. Les enfants en sont plus touchés que les adultes veulent bien le croire, car ils vivent dans un rythme imposé autant le dimanche que pendant la semaine, sans jamais avoir de prise sur le cours des choses.

Cette petite déprime nous arrive pour des raisons différentes, selon le caractère de chacun. Certaines personnes sont mal organisées et repoussent tout le week-end les contraintes qui leur incombent, que ce soit le ménage ou les tâches administratives. Devoir les faire le dimanche soir entraîne un certain affolement qui, finalement, gâche l’effet de ces deux jours de calme.

D’autres sont de nature plus anxieuse et se projettent déjà dans leur semaine professionnelle, ou scolaire, pensant à ce qu’elles auront à faire dès le lendemain et ce qu’elles ne doivent surtout pas oublier.

D’autres encore sont sensibles au rythme biologique. Puisque les horaires sont décalés pendant le week-end, elles sont toujours en pyjama lorsque sonne midi et n’ont pas l’énergie pour avoir déjà démarré leur journée. Le dimanche soir, elles ont alors le sentiment de ne pas avoir profité de leur week-end.

Une fois votre profil de « blueseur » déterminé, voici quelques solutions que vous pouvez envisager afin de moins ressentir ce mal-être chaque dimanche soir.

 

Les astuces contre le blues du dimanche soir

blues du dimanche soir

  • Attention au rythme des journées

Certes, le week-end signifie calme et repos. Cependant, se coucher trop tard et se lever également beaucoup plus tard peut entraîner ce sentiment de spleen assez facilement. Il est possible de mettre le réveil deux heures plus tard qu’en semaine, puis de s’octroyer en début d’après-midi une courte sieste réparatrice. Là encore, une demi-heure suffit, au risque de rendormir complètement l’organisme et de le payer cher le dimanche soir.

Organisez votre week-end autant que possible, même si vous le faites déjà toute la semaine. Par exemple, sans forcément tout faire le vendredi soir, commencez à anticiper les devoirs des enfants et à les programmer, afin de ne pas les faire au dernier moment, pratiquement dans l’urgence.

  • Se mettre en mouvement

Sans forcément courir un marathon, une activité physique permet de se détendre et d’éprouver un bien-être réconfortant. Forcez-vous à prendre votre douche en début de matinée pour lancer votre journée, et choisissez une activité plaisante. Il ne s’agit pas de vous forcer, cela doit rester un plaisir. Sortez en famille, dans la nature s’il fait beau, ou dans un musée s’il pleut. Partagez un bon chocolat chaud en rentrant et échangez quelques impressions sur votre sortie.

  • Vive les émotions positives !

Le programme d’un dimanche doit être plein de promesses de doux moments et de pensées positives. Jeux de société, préparation d’un repas ou d’un goûter en famille, balade entre copines, apéritif sur une terrasse ou planification de projets en amoureux sont parfaits pour conserver une belle énergie jusqu’au lundi matin. Profitez de ces moments pour trier vos photos, vous rappeler de bons moments et, pourquoi pas, redécorer la maison.

  • Et pourquoi ne pas sortir le dimanche soir ?

Même si le lundi matin il y a travail ou école, certaines sorties sont envisageables sans forcément rentrer tardivement. Certaines pièces de théâtre se jouent plus tôt le dimanche. Vous pouvez également aller au restaurant ou au cinéma.

  • Déconnectez-vous…

La déconnexion ne concerne pas que le travail. En éteignant vos alertes sur votre téléphone, ainsi que les réseaux sociaux qui ne cessent de vous marteler que le lendemain c’est lundi, ou que Pimprenelle a eu l’air d’avoir un meilleur week-end que vous, vous vous évitez un gros coup de blues. Ne regardez pas le dimanche des autres, prenez soin de vous.

 

Attention au mal plus profond

blues du dimanche soir

Le petit « bourdon » du dimanche soir est très désagréable et peut être source d’angoisse, mais il n’est pas grave. Il ne faut pas le confondre avec un dérèglement éventuel de l’humeur, comme un syndrome dysphorique prémenstruel.

Mais, il ne faut pas non plus passer à côté d’un trouble plus profond, signe d’une dépression. Lorsque vous vous sentez mal le dimanche soir, vérifiez que vous n’êtes pas également tout aussi triste les autres jours de la semaine, voire sans énergie au travail ou sans appétit. Si le dimanche vous vous écroulez totalement épuisé, voire sans aucune envie, peut-être devriez-vous en parler à votre médecin.

 

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Céline Perrin

Céline Perrin

Céline a plus d’une corde à son arc : écrivain public, elle est aussi rédactrice web, correctrice, biographe et auteure pour la jeunesse.
Toujours à l’écoute des autres et très communicative, elle bouillonne d’idées en permanence !
www.abclignes.com
Céline Perrin

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