Novembre, s’épauler pour faire revivre la convivialité

     

    Alors que la nature s’est parée de ses couleurs automnales et que la nuit arrive tôt, le doute n’est plus permis, novembre est là. Certes, la fraîcheur et les journées courtes, de prime abord, peuvent donner envie de ne plus jamais sortir de son lit ! Du moins, pas jusqu’au printemps.

    Pourtant, ce serait oublier que novembre est un des meilleurs mois pour raviver la convivialité entre les êtres (et les âtres) et prendre le temps d’épauler ses proches. Comme nous tentions de le démontrer l’année dernière, novembre est le moment ou jamais pour réchauffer les cœurs en plus des intérieurs.

    Et, au sein de la rédaction de Quotibien.fr, question convivialité et solidarité, nous sommes servis ! Les chiffres sont en effet tombés et sont formels : vous êtes plus de 2000 à suivre notre page Facebook ! Et vous êtes encore plus nombreux à lire nos articles sur le blog. C’est le cœur gonflé d’émotion que nous vous adressons nos plus sincères remerciements. Se sentir ainsi épaulés donne des ailes…

    Épauler, d’ailleurs, c’est ce que font chaque jour les aidants de personnes malades. Mis à l’honneur tous les ans en octobre, les aidants sont le plus souvent oubliés le reste de l’année. Pourtant, ils se consument à petit feu pour aider ceux qu’ils aiment et qui souffrent.

    Pour leur éviter une hospitalisation longue durée déshumanisante, ils donnent tout et même plus. À tel point qu’il n’est pas rare qu’un aidant décède avant la personne malade qu’il accompagne. Alors, nous ne devons pas oublier de les épauler à notre tour, afin qu’ils ne faiblissent pas.

    De fil en aiguille, cela nous amène à penser aussi aux victimes encore trop nombreuses de harcèlement sexuel. Bien que le Moyen-Âge soit loin, il demeure des personnes qui, détenant un petit pouvoir qui leur monte à la tête (ou ailleurs), s’en servent pour faire pression, le plus souvent auprès de femmes employées.

    Sans aller jusqu’à participer à la chasse aux sorcières médiatique qui a cours en ce moment, nous n’arrivons pas à nous enlever de la tête que, du moment où une victime peut parler en toute sécurité, en sachant qu’elle sera entendue et crue, il n’y a plus de harcèlement.

    Ce dernier ne peut fonctionner que lorsque la victime se sent aux abois, qu’elle n’a personne vers qui se tourner pour la décharger de son fardeau. Or, si nous lui prenons un bout de ce fardeau, si infime soit-il, il sera moins lourd à porter.

    Certes, nous ne pouvons pas non plus nous transformer en super-héros qui défend tous les opprimés ou pratiquer la délation à tout-va. Mais nous pouvons toujours garder cœur et oreilles grand ouverts à toute personne qui en aurait besoin.

    C’est en nous préoccupant les uns des autres que nous ne laisserons aucune prise ni aucune place aux dominateurs d’opérette qui entendent faire régner la terreur. Et ce, dans tous les domaines.

    Alors, surtout n’arrêtons pas de nous épauler !

    Laurence Buffet

    Laurence Buffet

    Laurence est rédactrice et éditorialiste.
    Surnommée « Huggie les bons tuyaux », elle touche à tout et ne paie jamais rien plein pot !
    Bavarde et râleuse, ses Éditos mensuels ne mâcheront pas leurs mots !
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    Laurence Buffet

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