À l’heure où nous corrigeons ces lignes, nous nous apprêtons à voter pour le deuxième tour de l’élection présidentielle. Un Président ayant terminé son mandat, nous devons en choisir un nouveau. Tout cela dans la douleur encore présente des derniers attentats.

Loin de QuotiBien.fr de prendre parti pour un candidat ou un autre, ou de donner une opinion politique. Ce n’est ni notre envie, ni notre rôle. Simplement, dans ce climat difficile, monte depuis quelques années une voix, celle du vote blanc.

Cette voix, qui l’entend ? Où est-elle ? Qui vote blanc, pourquoi, comment ? Et à quoi cela sert-il, au fond ?

Où en est le vote blanc ?

Le vote blanc est à distinguer du bulletin nul ou de l’abstention. Il s’agit d’une volonté de l’électeur de s’exprimer, mais de montrer qu’il ne soutient aucun des candidats qui se présentent à une élection.

Qu’est-ce qu’un vote blanc ?

vote blanc

Un vote blanc consiste concrètement à mettre un papier vierge, une feuille blanche, dans une enveloppe. Attention, aucun bulletin vierge n’est fourni lors des élections. Mais, depuis 2014, les enveloppes vides sont considérées comme un vote blanc.

Il est à distinguer du vote nul, qui est une erreur : deux bulletins dans une enveloppe, un bulletin déchiré ou raturé, un papier n’ayant rien à voir avec l’élection en cours…

Quant à l’abstention, elle consiste tout simplement à ne pas se déplacer pour voter, pour des raisons très différentes. Il existe d’ailleurs à ce jour des mouvements de citoyens militants, défenseurs de l’abstention.

On dit que le vote blanc est comptabilisé. C’est vrai. Mais il n’est pas intégré dans les suffrages exprimés par les électeurs. C’est pour cela qu’il est souvent jugé inutile, c’est pour cela aussi que certains mouvements se battent depuis quelques années, afin qu’il soit considéré comme un « vrai » vote.

Imaginons que pour une élection, le vote blanc atteigne plus de 50% des suffrages. S’il était reconnu comme un vrai vote, aucun candidat ne serait élu. De nouvelles élections devraient être organisées.

C’est peut-être un raisonnement « tiré par les cheveux », mais cela donne l’idée de l’importance de ce vote. Nombreux sont ceux qui ne l’utilisent pas et préfèrent s’abstenir, alors qu’ils aimeraient se déplacer dans les urnes pour déposer une feuille blanche. Ce serait pour eux la possibilité de ne pas choisir, surtout au second tour d’une élection, entre deux candidats ou deux partis auxquels ils n’adhèrent pas.

Quid de la loi de Février 2014 ?

vote blanc

Tout comme nous, vous avez entendu parler d’une loi, votée en février 2014, à propos du vote blanc. Vous avez pensé, à cette époque, que oui, enfin, ce vote serait pris en compte et intégré dans les suffrages exprimés.

Mais que dit réellement cette loi ? Pour mieux comprendre, en voici un extrait : « Les bulletins blancs sont décomptés séparément et annexés au procès-verbal. Ils n’entrent pas en compte pour la détermination des suffrages exprimés, mais il en est fait spécialement mention dans les résultats des scrutins. Une enveloppe ne contenant aucun bulletin est assimilée à un bulletin blanc ».

La loi prévoit donc que les votes blancs soient comptabilisés, que le nombre soit annexé au procès-verbal. Une petite marche pour en tenir compte, pouvons-nous penser, mais ce n’est pas assez pour ses défenseurs. Restons dans l’exemple où les votes seraient à 51% blancs, le candidat qui aurait le plus de suffrages, même en-deçà des 50%, serait tout de même élu.

Dans les faits, voter blanc relève donc plus, à ce jour, d’une volonté personnelle de contester, qu’un réel vote pris en compte. Alors, quel intérêt nous direz-vous ? Ça, c’est à vous de voir. Il s’agit peut-être de l’utiliser massivement afin qu’il soit enfin reconnu, pour ceux qui le souhaitent.

Sachez qu’un mouvement des citoyens du vote blanc existe. Ils présentent petit à petit des candidats incarnant leur mouvement, afin d’obtenir à terme une modification du code électoral. Pour plus d’informations, voici le lien vers leur site Internet : http://www.parti-du-vote-blanc.fr/.

Pour terminer, nous rappelons que QuotiBien.fr reste bien entendu apolitique. Cet article se veut simplement un article d’information au sujet d’un fait de société.

 

À lire aussi :

« Quand je serai grande, je veux faire de la politique », et « Trop d’info tue l’info », deux billets d’humeur signés Laurence, pour QuotiBien.fr.

Céline Perrin

Céline a plus d’une corde à son arc : écrivain public, elle est aussi rédactrice web, correctrice, biographe et auteure pour la jeunesse.
Toujours à l’écoute des autres et très communicative, elle bouillonne d’idées en permanence !
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Céline Perrin

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