Pourquoi, alors que nous pensons « non », nous répondons toujours « oui » ?

Si pour certaines personnes, c’est un jeu d’enfant, pour d’autres, savoir dire « non » relève de l’exploit. Exprimer un refus est parfois un véritable challenge psychologique. Pourtant, il n’y a rien de malvenu à savoir dire « non », même si votre entourage traduit votre attitude comme égoïste ou blessante.

Comment apprendre à s’affirmer et se libérer de toute culpabilité au travail ?

Voici quelques pistes simples pour vous aider à ne pas accéder à toutes les requêtes et agir (enfin) en accord avec vous-même.

 

Savoir dire « non » au travail : pourquoi est-ce si compliqué ?

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Lundi matin, 09h00. Après un week-end plus ou moins reposant, vous voilà de nouveau au bureau. Les dossiers s’accumulent, votre boîte mail est inondée de consignes de votre patron,  de sollicitations de vos collègues et d’invitations à des réunions. Pour faire court :  votre journée ressemble à une géante to-do list où n’importe qui peut s’incruster pour y ajouter une tâche, à tout moment.

Mais avez-vous provoqué cette surcharge de travail ? En êtes-vous responsable ? La première des choses à faire est de comprendre pourquoi vous dites « oui » à tout, et à tout le monde. L’une des principales raisons est souvent la crainte d’altérer ses relations avec ses collègues, de les décevoir, ou de les vexer, voire d’être mal vu(e) par son supérieur hiérarchique.

Mais savez-vous que les collaborateurs les plus respectés sont souvent ceux qui justement n’ont pas peur de dire « non » ? Il est inutile de tomber dans la soumission et la victimisation pour se faire respecter, mieux vaut s’affirmer avec diplomatie pour être tenu(e) en estime.

 

Entraînez-vous à dire « non »

Pour reprendre le contrôle de la situation, il faut vous préparer. Entraînez-vous à dire « non » en inventant dans votre tête des formulations toutes faites courtoises, mais claires : « Je suis désolé(e), mais cela m’est impossible aujourd’hui… », ou encore : « Malheureusement, je ne pourrai pas m’en charger dans la journée… ».

Répétez ces phrases intérieurement afin de vous tenir prêt(e) le moment venu. Oui, vous avez le droit d’exprimer votre point de vue et de ne pas être à la disposition des autres. D’ailleurs, ce conseil est tout aussi valable pour dire « non » à votre voisine qui vous considère comme le/la meilleur(e) baby-sitter au monde, pile poil le jour où vous ne bossez pas !

 

Prenez votre temps avant de répondre « non »

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Inutile de vous précipiter. En répondant du tac au tac, vous risquez de vous laisser piéger malgré vous et d’accepter une tâche que vous ne serez pas en mesure d’assumer correctement.

Prenez un court instant pour réfléchir avant de répondre. Reformulez la question posée à voix haute pour retarder de quelques secondes votre riposte, tout en mesurant en un clin d’œil les enjeux, les alternatives et les conséquences en cas de refus. C’est un bon moyen pour faire face à une question délicate.

Si votre patron vous apporte un nouveau dossier à traiter « pour hier » et vous dit : « Vous avez l’habitude de travailler sur ce genre dossier, vous avez toutes les compétences nécessaires ». Répondez-lui le plus naturellement possible en évoquant des éléments factuels : « Je suis touché(e) par votre sollicitude, mais je suis navré(e), j’ai malheureusement trop de dossiers en cours actuellement. Je ne peux pas me permettre d’en gérer un autre dans l’immédiat ».

 

Proposez une solution et soyez diplomate

Si répondre par la négative à votre interlocuteur est pour vous un acte insurmontable, proposez-lui éventuellement une autre solution. Par exemple, suggérez à votre patron de vous occuper de ce dossier un peu plus tard, dans un délai raisonnable, où vous serez plus à même de l’examiner au calme.

Cela impose une petite gymnastique cérébrale pour fixer une date approximative réalisable, mais le jeu en vaut la chandelle. Votre bonne volonté et empathie ne lui échapperont pas. Un deal gagnant-gagnant !

Accepter une mission contre son gré, c’est prendre le risque de décevoir son interlocuteur par manque de motivation.  Mieux vaut décliner une sollicitation, que de bâcler une tâche en raison d’un emploi du temps trop surchargé. Affirmez-vous sans vous imposer pour vous faire respecter, et rappelez-vous que savoir dire « non », c’est aussi apprendre à mieux communiquer. La communication n’est-elle pas une qualité essentielle dans la vie professionnelle ?

 

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Cathy Delcros

Cathy Delcros

Cathy est rédactrice web, biographe et auteure.
Toujours à l’affût de bons plans et de nouveautés, elle adore partager ses coups de cœur tout comme ses coups de gueule !
Femme à tendance suractive, elle booste sa vie autant que celle dont elle croise le chemin !
www.larondedesans.fr
Cathy Delcros

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