Dans le monde moderne, activité, frénésie et agitation sont reines. Dans nos sociétés occidentales, l’ennui a mauvaise presse et l’on est plutôt poussé constamment vers l’hyper-activisme.

Il n’y a qu’à tous nous observer dans le RER ou dans une file d’attente de supermarché, les yeux rivés sur nos smartphones, pour ne pas s’ennuyer !

Mais pourquoi fuyons-nous autant l’ennui ?

 

S’ennuyer, c’est bon pour la santé !

Loin d’être de l’oisiveté ou de la paresse, l’ennui est un état d’aptitude à profiter de la vie sans penser au lendemain. Il est là pour nous prouver finalement notre disposition à sortir de la course qu’est devenue la vie quotidienne. Et c’est une très bonne chose.

L’ennui est en quelque sorte une fenêtre qui incite à la rêverie. C’est une source de créativité intellectuelle.

 

La vision erronée de l’ennui

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L’ennui apparaît comme une rupture du quotidien qui nous déstabilise. Cet espace est ressenti comme pénible, délavé, créant presque une angoisse. Il est donc a priori désagréable de s’ennuyer. Alors, nous courons vite nous occuper, par quoi que ce soit, même si ce sont des bêtises.

L’ennui, ça s’apprivoise. Il devient alors un cadre privilégié pour le questionnement. Questionnement qui permet de trouver le chemin de notre vie et de ce qui nous rend heureux. Nous courons sans cesse et ne savons pas nous arrêter. Résultat, nous tournons surtout en rond, à la recherche d’une illusion de bonheur.

Certains préjugés forcent à dire que l’ennui mène à la dépression, alors qu’il n’en est rien. Nous ne parlons pas ici du blues du dimanche soir, mais d’un lâcher-prise bénéfique pour la santé, une occasion de fuir la technologie du téléphone portable et de penser un peu à soi.

 

Ce que l’ennui apporte de bon

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Se laisser aller à l’ennui, c’est libérer son imagination, et donc sa créativité. Une personne qui accomplit un travail ennuyeux réussit mieux ensuite ses exercices créatifs, car elle laisse son esprit vagabonder. Si nous autorisons nos enfants à s’ennuyer, plutôt que de les mettre devant une télévision, nous les aidons à développer leur imagination. Plus un enfant s’ennuie, plus il développera plus tard un métier créatif.

L’ennui socialise également. Plutôt que de voir cet état sous un angle qui dirait « je m’ennuie, je ne sers à rien », il vaut mieux penser « je suis ainsi motivé pour me plonger dans une activité qui aura du sens ». Et, ce faisant, nous pouvons réaliser des choses qu’auparavant nous pensions désagréables et qui, finalement, prennent sens, dans un comportement pro-social des plus altruistes (comme donner son sang, action des plus désagréables, mais qui prend alors un autre sens).

Cet état d’abattement passager permet de trouver un sens à ce que l’on aime faire et peut nous pousser vers de nouveaux hobbies, activités extra-scolaires ou after-works. Donc, l’ennui ne nous laisse pas cogiter dans notre bulle, il n’est qu’un passage bienfaiteur pour aller de l’avant !

 

Côté santé, certaines choses sont surprenantes :

Céline Perrin

Céline Perrin

Céline a plus d’une corde à son arc : écrivain public, elle est aussi rédactrice web, correctrice, biographe et auteure pour la jeunesse.
Toujours à l’écoute des autres et très communicative, elle bouillonne d’idées en permanence !
www.abclignes.com
Céline Perrin

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