On dit que le Français est râleur, qu’il soupire et pleurniche toute la sainte journée. On dit que le Français ne sourit pas assez, qu’il ne fait que se plaindre.

On le dit. Ce n’est peut-être pas faux.

Mais, saviez-vous que râler et soupirer était bon pour la santé ? Cette information paraît incroyable, mais elle n’est pas si farfelue qu’elle en a l’air.

Soupire et râle : c’est bon pour ta santé !

Oui, oui, souffler en bougonnant soulage et devient même un exercice plutôt bon pour la santé lorsqu’il est régulier.

 

Le soupir, une respiration presque vitale

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Le soupir n’est ni plus ni moins qu’une forme de respiration avec une expiration deux fois plus profonde. Il relance ainsi le métabolisme et serait, d’après des études belges et américaines récentes, un excellent assainissant. Les poumons, s’étirant deux fois plus, fonctionnent mieux. Les études américaines vont même jusqu’à dire que si l’on ne soupirait jamais, nos poumons ne pourraient pas fonctionner convenablement pendant toute notre vie.

Ce sont les neurones du cerveau qui envoient le signal du soupir. Il est donc un élément vital réclamé par le corps, afin de vivre correctement, voire, de survivre, en cas de stress. Un profond soupir déstresse et remet les muscles et les poumons en place.

Inutile pour autant de vous « forcer » à soupirer. Laissez votre corps vous réclamer cet exercice, écoutez-le. Car, trop soupirer au contraire peut altérer le système. Certaines personnes peinent à se remettre de cette trop forte respiration et peuvent développer des crises de panique.

Le soupir n’est pas un médicament ni une science exacte, mais il peut soulager et permettre de repartir après un petit « coup de pompe ». Utilisez-le cependant à bon escient, afin de ne pas tomber dans l’extrême. Par contre, déculpabilisez si cela est le cas : vous aidez votre organisme à se sentir mieux en soupirant.

Râle et arrête de stresser 

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Vous savez que tout garder sur le cœur est très mauvais ? Qui n’a jamais stressé pour n’avoir pas osé râler devant un ami, un parent, un chef ? Il est très fréquent que le manque de bougonnerie reste sur l’estomac, le cœur et l’esprit. Il engendre ainsi un énorme stress.

Mettre les points sur les « i » et frapper du poing sur la table est une très bonne chose. Comme le soupir, cet exercice doit bien entendu être dosé. Sans forcément vous en prendre aux personnes qui vous apportent ce mécontentement, râler seul dans une pièce à voix haute vous permet de déstresser et de vous apporter du calme. Vous pouvez, ensuite, trouver les mots que vous prononcerez devant le ou la responsable de votre stress.

Faites néanmoins attention à votre rythme cardiaque ! Il n’est pas nécessaire d’avoir une trop forte tension artérielle, sous peine de risquer des maladies cardio-vasculaires. Alors, râler, oui, mais là encore à bon escient et pas toute la journée.

Une bonne « râlerie » à la française, c’est ni plus ni moins qu’une demande de changement d’un état qui ne convient pas, une sorte de soupape nécessaire pour calmer les nerfs et faire avancer les choses. La personne en face comprend ainsi que quelque chose ne va pas et qu’il faut l’améliorer. Par contre, il ne faut pas en faire un sport national ou une habitude de vie.

Dosez vos colères, elles ne doivent pas devenir toxiques, et râlez auprès de la bonne personne. Parfois, un bon cri primaire poussé seul dans un coin fait du bien. Mais râler, soupirer et hurler à longueur de temps apporte un manque de bonheur et un plus gros stress qui s’autoalimente. De plus, à force de vous entendre râler, on ne vous écoute plus et on ne tient pas compte de vos petites plaintes.

En résumé, hiérarchisez vos soucis. Soupirez sur le coup, râlez pour les problèmes les plus importants, un seul à la fois. Usez de ces deux soupapes avec modération, mais utilisez-les si vous en avez besoin. Les retenir ne vous aide pas alors, sans pour autant « péter les plombs », ne culpabilisez pas si l’on vous reproche d’être parfois un peu bougon.

Comme sourire aussi est bon pour la santé, alternez avec art de vivre ces différentes émotions. Et quand la bougonnerie a résolu un souci, osez un compliment, d’une petite voix douce et agréable.

Avez-vous envie de moins ronfler ? Nos conseils sont par ici.

Et pour lutter contre vos insomnies, ils sont là.

Céline Perrin

Céline Perrin

Céline a plus d’une corde à son arc : écrivain public, elle est aussi rédactrice web, correctrice, biographe et auteure pour la jeunesse.
Toujours à l’écoute des autres et très communicative, elle bouillonne d’idées en permanence !
www.abclignes.com
Céline Perrin

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