Ces dernières années ont été caractérisées par les scandales alimentaires et la difficulté de trouver des aliments de qualité. Nous avons pu notamment apprendre que la plupart des œufs vendus dans le commerce proviennent d’élevages en batterie, où les poules sont maltraitées, et leurs œufs de piètre qualité.

Pourtant, quand on aime les animaux, et qu’on dispose de la place nécessaire (balcon s’abstenir), on peut envisager une solution faite-maison : adopter des poules !

Car non seulement c’est la garantie d’œufs frais et bio, mais c’est aussi un excellent moyen de réduire ses déchets ménagers, donc indirectement la TOEM. De plus, c’est une expérience extraordinaire pour les enfants.

Et, contrairement à ce qu’on pourrait croire, ça ne coûte pas si cher d’entretenir des gallines. Non seulement elles vivent d’amour et d’eau fraîche, mais en plus elles se nourrissent de vos déchets de cuisine et mauvaises herbes.

 

5 trucs à savoir avant d’adopter une poule

poules

  1. Certaines grandes villes interdisant l’élevage de gallinacées, il convient au préalable de se renseigner auprès de sa mairie, histoire d’agir dans les règles. De plus, les conseils d’un vétérinaire peuvent être les bienvenus quant aux soins à prodiguer.
  1. Les poules sont des animaux très affectueux, qui s’attachent très vite à leurs humains. Les enfants adorent généralement leur compagnie, sans parler du plaisir de ramasser les œufs ! Cohabiter avec la gent animale est une belle manière de responsabiliser les tout-petits.
  1. Il existe des poules pondeuses, qui n’ont pas besoin de coq. Non, vous ne serez pas réveillés par des Cocoricos tonitruants ! En revanche, les poules n’aiment pas la solitude, cela les stresse.
  1. Une seule poule peut pondre jusqu’à 200 œufs par an, dès l’âge de 6 à 8 mois, sans toutefois que cela soit régulier. Attention, une poule qui pond de façon intensive aura une espérance de vie diminuée. 2 poules pourvoient généralement aux besoins en œufs d’une famille de 4 personnes.
  1. Les poules sont avant tout des animaux, et méritent donc des soins et de l’attention, de la nourriture et de l’exercice. De toute façon, une poule heureuse pondra plus, et de meilleurs œufs, alors qu’une poule stressée ne pondra pas.

Mais rassurez-vous, ce n’est pas la nourriture de vos poules qui va vous ruiner !

 

Bio de chez bio, les poules se nourrissent de façon écolo

poules bio

Là où ça devient intéressant, c’est que les poules se nourrissent en recyclant vos déchets ménagers, et en participant à l’entretien de votre jardin. En effet, elles mangent :

  • des restes de nourriture,
  • des coquilles d’œufs et de coquillages (cela leur apporte le calcium nécessaire à leurs propres œufs),
  • des vers et insectes dans les jardins et vergers (un insecticide naturel et sans surcoût, c’est plutôt cool),
  • des mauvaises herbes (désherbant gratuit),
  • des graines (si vous le pouvez, plantez du blé, du millet…).

En plus, leurs déjections sont un excellent engrais. What else ?

C’est d’ailleurs pour diminuer la note de traitement des déchets que des communes, à l’instar de Barjac, incitent les habitants à adopter des poules.

 

S’équiper sans se ruiner

Pour mettre toutes les chances de son côté, autant bien choisir ses poules et son poulailler.

  • Où trouver des poules pondeuses ?

Si les animaleries vendent des poules, il est aussi possible de sauver des cocottes de l’abattoir, en adoptant des poules de réforme. Elles coûtent moins cher, et quelle satisfaction de leur éviter un triste sort !

Vous trouverez ici une infographie présentant les principaux élevages et familles d‘accueil proposant des poules de réforme. La plupart des sites spécialisés recommandent la poule rousse.

Une poule coûte environ une dizaine d’euros.

Toute poule qui se respecte devra se dégourdir les pattes et voir la lumière du jour au moins quelques heures par jour, il lui faut suffisamment d’espace pour évoluer. Sans compter que les poules ont besoin d’un abri.

  • Prévoir un enclos ou un poulailler

poulailler

L’idéal est que les poules puissent évoluer à l’air libre une partie de la journée, et disposer d’un enclos pour se mettre à l’abri du mauvais temps, des rôdeurs et des prédateurs comme les renards.

Les plus manuels construiront eux-mêmes leur poulailler avec du grillage, sans oublier un espace clos (en palettes par exemple) pour la nuit. Pour « l’espace nuit », comptez au minimum 1.5m² pour 2 poules.

Sinon, il est facile de trouver un poulailler prêt à l’emploi en jardinerie ou magasin de bricolage, dès 120 €.

Le poulailler devra comporter des perchoirs, car les poules dorment en hauteur, des mangeoires, des abreuvoirs (toujours prévoir plusieurs points d’eau pour les animaux).

Dans le commerce, on trouve également des œufs factices, à couver, afin d’inciter les poules à pondre, des ampoules spécifiques, mais ça peut s’avérer inutile pour des poules qui sortent suffisamment.

Prévoyez de briquer le poulailler à fond une fois par semaine.

Avec un peu de grillage et 2 ou 3 poules bien soignées et choyées, c’est l’assurance d’œufs frais quasiment toute l’année ! Il est vrai que cela représente du boulot, mais en général les plus petits adorent s’occuper de leurs copines à crête, ce qui n’est pas négligeable.

Alors, vous êtes tentés ?

Laurence Buffet

Laurence est rédactrice et éditorialiste.
Surnommée « Huggie les bons tuyaux », elle touche à tout et ne paie jamais rien plein pot !
Bavarde et râleuse, ses Éditos mensuels ne mâcheront pas leurs mots !
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