En 2010, l’opération au laser des varices a bouleversé les habitudes en France, s’imposant peu à peu comme la solution phare des angiologues. Cette technique endoveineuse a évincé la chirurgie traditionnelle, longtemps jugée incontournable, pour devenir la référence.
La prise en charge par l’Assurance maladie dépend de critères précis, qui varient d’un établissement à l’autre. Si la récupération se révèle généralement plus rapide qu’avec les interventions classiques, certaines précautions restent incontournables après l’acte.
Pourquoi les varices posent problème : symptômes, causes et impact sur la vie quotidienne
Les varices ne passent pas inaperçues : veines épaissies, sinueuses, qui serpentent sous la peau des jambes. Leur apparition signe une insuffisance veineuse : le sang s’accumule au lieu de remonter correctement, à cause d’un défaut des valvules au sein de la veine saphène ou de ses branches.
Les signes ne sont pas uniformes. Pour certains, la journée se termine avec une sensation de lourdeur dans les jambes, des douleurs diffuses, des crampes nocturnes ou des démangeaisons. D’autres voient leurs chevilles gonfler, leur peau brunir ou, plus rarement, des plaies apparaître. Les conséquences ? Moins d’aisance pour marcher, faire du sport, ou simplement mener une vie active. L’aspect esthétique, souvent mis de côté lors des consultations, pèse pourtant lourd sur la confiance en soi.
La prédisposition familiale domine les causes, mais la sédentarité, les grossesses multiples, le surpoids ou le fait de rester longtemps debout aggravent la situation. Ces facteurs entretiennent, voire accélèrent, l’insuffisance veineuse chronique.
Agir sur son mode de vie s’impose : marcher, éviter de piétiner, surélever les jambes le soir. La prise en charge des varices ne se limite pas à l’opération ; elle s’appuie sur un plan global combinant prévention, suivi médical et, si besoin, traitement des varices ajusté à chaque cas.
Laser, chirurgie, sclérothérapie : quelles sont les options pour traiter les varices aujourd’hui ?
À l’heure actuelle, plusieurs traitements existent pour venir à bout d’une varice. Le point de départ reste la compression élastique : bas ou chaussettes qui soulagent les symptômes et ralentissent l’évolution de la maladie, sans effacer les veines déformées. Pour les effacer, place au laser endoveineux, désormais référence dans les services de chirurgie vasculaire depuis une dizaine d’années.
Le traitement laser consiste à insérer une fibre optique dans la veine saphène altérée. La chaleur qu’elle délivre entraîne une rétraction puis une fermeture de la veine, sans ouverture majeure. Réalisé sous anesthésie locale, ce geste mini-invasif limite les suites postopératoires et rend le retour à la vie normale bien plus rapide. Sur les veines larges, le résultat est spectaculaire, avec un taux de récidive moindre comparé à la chirurgie classique.
Pour introduire les autres alternatives, il est utile de rappeler que chaque méthode répond à une indication précise :
- La sclérothérapie s’adresse surtout aux veines plus fines ou complète le laser : l’injection d’un produit sclérosant fait disparaître la veine petit à petit.
- Pour les varices volumineuses ou très sinueuses, on peut proposer une phlébectomie, qui retire les segments malades par micro-incisions.
Le choix du traitement des varices se décide après un échange approfondi entre le patient et le spécialiste, tenant compte de l’étendue de la maladie, des antécédents médicaux et des attentes sur la récupération et l’aspect esthétique. Rapidité, efficacité, sécurité : le laser vasculaire coche toutes les cases pour préserver la vitalité des jambes.
Opération au laser : déroulement, efficacité et ce qu’il faut vraiment savoir avant de se lancer
Le laser endoveineux s’est imposé comme la solution moderne pour traiter la veine saphène malade. Tout commence par une cartographie minutieuse de la veine à l’écho-doppler. Une fois repérée, la fibre optique glisse dans la veine à travers une simple ponction. L’anesthésie locale tumescente apporte confort et sérénité : le patient reste conscient, la douleur est très limitée.
Une fois la fibre en place, la lumière chauffe la paroi de la veine, provoquant sa fermeture sur toute la longueur traitée. Nul besoin d’incision large ni de points de suture. Le patient sort du cabinet en général moins d’une heure après la fin du geste.
Pour donner un aperçu très concret des suites, voici les points-clés à retenir :
- Efficacité : plus de 95 % de succès pour fermer la veine saphène.
- Effets secondaires : rougeurs, sensation de tension ou bleus le long du trajet traité, mais les complications graves sont rares.
- Risques : la thrombose veineuse superficielle reste le principal risque à surveiller lors du suivi.
Selon la morphologie veineuse, des phlébectomies complémentaires peuvent compléter le laser pour enlever les branches variqueuses restantes. Le recours au traitement laser endoveineux est toujours précédé d’un examen écho-doppler précis pour s’assurer de la faisabilité et éliminer toute contre-indication.
Il est judicieux de consulter un spécialiste avant de se lancer : il évaluera le tracé de la veine, le risque de thrombose veineuse ou de caillot sanguin, et abordera la prévention d’une potentielle embolie pulmonaire.
Remboursement, convalescence et conseils pratiques pour une récupération optimale
Le traitement laser endoveineux bénéficie d’un remboursement par l’Assurance maladie, à condition qu’une indication médicale soit posée : veine saphène pathologique, symptômes bien identifiés, impossibilité ou échec d’une sclérothérapie. La Sécurité sociale prend en charge la majeure partie des frais, mais tout ce qui concerne les compléments d’honoraires, le matériel spécifique ou la part de la mutuelle santé reste à vérifier sur le devis remis lors de la consultation.
La récupération est bien plus rapide qu’avec une chirurgie classique. La marche est encouragée dès le jour même, et la reprise d’une activité quotidienne s’effectue presque aussitôt. Le port de bas de contention ou de chaussettes compressives est systématiquement prescrit pour prévenir la thrombose veineuse superficielle et résorber les éventuels hématomes. Selon l’ampleur de l’intervention, l’arrêt de travail varie de deux à sept jours, rarement plus pour un emploi sédentaire. Les suites se limitent souvent à une gêne modérée, parfois à une sensation de tension sur la zone traitée.
Pour garantir une récupération dans les meilleures conditions, quelques recommandations simples sont à respecter :
- Pas de bains chauds, sauna ou sport intensif la première semaine.
- Vigilance en cas de douleur inhabituelle ou en cas de gonflement persistant.
- Consultez sans tarder si une rougeur importante, de la fièvre ou un essoufflement apparaissent.
La médecine esthétique n’a pas sa place dans la prise en charge des veines profondes, mais certains actes pratiqués dans un centre laser ou en cabinet médical peuvent compléter le traitement sur les vaisseaux de surface restants. Pour atteindre les résultats souhaités, l’observance des conseils et un suivi régulier chez le spécialiste jouent un rôle de premier plan.
À la sortie du cabinet, le miroir n’est plus un rappel des veines qui tiraillent : la légèreté retrouvée trace une perspective nouvelle, celle de jambes qui libèrent l’allure et la confiance, pas à pas.


